Réuni en séance préparatoire ce soir à Sion, le Groupe socialiste a élu Émilie Teixeira et Paola Riva Gapany comme cheffe et vice-cheffe du Groupe. Le Parti socialiste du Valais romand et l’ensemble du Groupe remercient chaleureusement Sarah Constantin pour son engagement sans faille à ce poste depuis 5 ans et souhaitent tout le meilleur à Émilie et Paola pour leurs nouvelles fonctions. Le Groupe a également discuté des comptes 2025 du Canton. Ceux-ci sont loin d’être satisfaisants et témoignent d’un manque de planification financière lourd de conséquences pour la population.
Il y a un mois, Sarah Constantin avait informé le Groupe socialiste qu’elle quitterait ses fonctions de cheffe du Groupe après la session de juin. Le Parti socialiste du Valais romand et le Groupe au Grand Conseil remercient chaleureusement Sarah Constantin pour son engagement sans faille durant les 5 dernières années. « Sarah a toujours su défendre nos valeurs avec brio et énergie. Sa conviction et sa détermination ont contribué à faire bouger les lignes sur de nombreux dossiers, alors que les majorités en place sont loin d’être à notre avantage », déclare le président du PSVR Clément Borgeaud.
Ce soir, le Groupe a ainsi procédé à l’élection de ses responsables. Émilie Teixeira, actuelle vice-cheffe, et la députée Paola Riva Gapany, seules candidates, ont été élues respectivement cheffe et vice-cheffe. « C’est un réel plaisir et un honneur de pouvoir poursuivre mon engagement pour notre Groupe et nos valeurs », déclare Émilie Teixeira. « Ce ne sont pas les dossiers qui manquent, et je suis convaincue que notre travail pourra faire la différence. » Paola Riva Gapany complète : « Je me réjouis de ce nouveau défi et de pouvoir œuvrer aux côtés d’Émilie à la tête du Groupe socialiste. »
Les comptes 2025 vivement critiqués
Les comptes 2025 du Canton étaient également à l’ordre du jour. « Alors qu’un déficit de 33 millions était prévu et que les dépenses ont été scrutées dans les moindres détails lors du budget afin de garantir un équilibre, les comptes affichent finalement un résultat dans les chiffres noirs pour la dixième année consécutive », déclare Émilie Teixeira. « Cette prudence excessive est loin d’être une manière saine de gouverner. Elle sert bien trop souvent de prétexte commode pour réduire les prestations publiques — et ce sont les personnes disposant de revenus faibles et la classe moyenne qui en paient au final le prix fort. »
Le problème est aussi structurel : « le Grand Conseil vote des réductions fiscales sans jamais devoir indiquer clairement quels services publics seront sacrifiés ni à quelle hauteur. Des mois plus tard, au moment d’établir les budgets, il faut renoncer à des postes et à des prestations à la population, justifier chaque dépense. C’est complètement asymétrique : on accuse facilement la gauche de vouloir trop dépenser, mais jamais la majorité bourgeoise de réduire continuellement les revenus de l’État », dénonce Émilie Teixeira. Les catastrophes naturelles, les réformes fiscales, EFAS, le paquet de démantèlement de la Confédération ou encore la suppression de la valeur locative promettent d’être lourds de conséquences pour les finances cantonales. « Le Conseil d’État doit enfin ouvrir les yeux, prendre conscience de ces réalités et adapter sa politique financière en conséquence », conclut-elle.
