Le Conseil d’État a présenté aujourd’hui son projet de budget 2027. Le constat est sans appel : les baisses fiscales votées par la majorité bourgeoise du Grand Conseil déploient leurs effets délétères pour la population. Les personnes les plus précaires et celles qui ont besoin de soutien en font particulièrement les frais. Le PSVR déplore cette politique financière et rejette fermement le projet de programme de démantèlement cantonal annoncé.
« C’est toujours la même logique : on baisse les impôts, puis on annonce que les moyens manquent, et on procède à des coupes. C’est une politique financière irresponsable, et ce sont les personnes disposant de revenus faibles et moyens qui en font les frais », déclare la cheffe du Groupe socialiste au Grand Conseil Émilie Teixeira. « Report d’ouvertures de places dans les institutions sociales, restrictions des mesures d’accompagnement et d’insertion dans l’aide sociale et l’asile, limitation des dépenses dans la jeunesse, la formation, les hautes écoles et le climat. Le constat est sans appel : ce sont les personnes qui ont besoin de protection, celles disposant de bas revenus, les jeunes et les personnes âgées qui paient le prix fort de ce budget. »
Le PSVR déplore également le renoncement à l’octroi du renchérissement pour le personnel de l’état et du parapublic ainsi que les contraintes particulièrement strictes en matière d’engagement de personnel. « Derrière chaque EPT refusé, il y a un dossier qui traîne, une personne qui attend, un service qui se dégrade. Derrière chaque coupe budgétaire, il y a une prestation qui disparaît, des conditions de vie qui baissent », poursuit Émilie Teixeira. « Nous nous engagerons au Grand Conseil contre cette politique financière qui nuit à la population. »
L’initiative de plafonnement des primes est plus que jamais nécessaire
« Alors qu’une annonce de hausse significative des primes maladie est attendue cette année, on projette de diminuer le cercle des bénéficiaires de réductions individuelles de primes. C’est un non-sens, qui portera préjudice à de nombreuses personnes qui peinent aujourd’hui à joindre les deux bouts », déclare le président du PSVR Clément Borgeaud. Le PSVR a fait aboutir, en début d’année, son initiative cantonale visant à plafonner les primes maladie à 10 % du revenu, avec une large alliance. Le budget 2027 du canton du Valais la rend d’autant plus nécessaire.
Finalement, l’annonce d’un plan de démantèlement pour les années à venir n’est pas acceptable pour le PSVR. « Après le programme de démantèlement fédéral, voici son petit frère cantonal. En refusant d’agir du côté des recettes autrement que par des cadeaux fiscaux pour les plus aisé-es et les grandes entreprises, la majorité bourgeoise fait sciemment le choix idéologique de laisser de côté les plus démuni-es et la classe moyenne », conclut Émilie Teixeira.
